Les bons outils pour mes pieds

Depuis 3 ans que je travaille chez Olvo, j’ai du m’équiper de chaussures SPD pour toute l’année et tous les temps.
La particularité en tant que livreur à vélo-cargo est qu’on passe une part non négligeable de notre temps à… marcher !
En effet, à l’entrepôt on va chercher des marchandises et les charger dans le vélo, puis à chaque point de livraison on va devoir porter les marchandises jusqu’au destinataire, notamment monter et descendre des tas d’étages dans des immeubles parfois sans ascenseur.

En conséquence : oubliez les chaussures de compétition avec juste quelques patins à l’avant et l’arrière et des tiges de semelle ultra rigides, il faut de la stabilité, un bon contact bien antidérapant avec le sol, de la souplesse pour pouvoir marcher normalement, parcourir des escaliers sans pénibilité ajoutée et sans risquer de se casser la figure.
De plus les petits patins des chaussures de compétition pas faites pour marcher vont s’user très vite ; toutes ces chaussures — comme toutes les chaussures de sport à semelle plastique moulée — ne sont pas ressemelables, et donc sont bonnes à jeter lorsque la semelle est trop usée.
Il faut donc choisir des semelles qui vont tenir le plus longtemps possible.

Il est à noter que les chaussures de vélo taillent en général petit et qu’il vaut mieux prendre la taille au-dessus de la sienne.

Ensuite il y a l’adéquation avec la météo. Chaleur, froid, intempéries, rien ne doit nous arrêter et il nous faut donc plusieurs paires de chaussures adaptées à ces situations. Je me suis ainsi équipé au fil des saisons et j’ai aujourd’hui cinq paire de chaussures qui me conviennent bien.

Comme j’ai débuté à la fin de l’hiver, la première paire que j’ai achetée sont des Shimano SH-MW7, un modèle anti-pluie en GoreTex et doublé en polaire, dotées d’un laçage Boa avec une molette enroulant un cordon. La molette a une position enfoncée pour enrouler le cordon, et une position écartée qui libère le cordon pour l’ouverture.
Le laçage est recouvert par un rabat avec micro-velcro, la partie montante est en néoprène fermée par languette micro-velcro qui a l’usage se décroche facilement, mais ça n’est pas gênant même sous la pluie.
D’ailleurs elles résistent très bien même après plusieurs heures sous une pluie battante, les seules infiltrations pouvant venir du haut par capillarité si mes chaussettes prennent l’eau.
En prenant une taille supérieure, je peux les porter avec de bonnes chaussettes de laine épaisse, même au plus froid de l’hiver je ne me gèle pas trop les orteils.
Le risque est surtout de trop transpirer s’il ne fait pas assez froid !
Elles ont également une bonne surface de semelle avec des crampons pas trop prononcés, une semelle fournie par Michelin.

La seconde paire que j’ai achetée sont des Giro Rumble VR, qui ressemblent plus à des tennis classiques, noires avec des lacets oranges vif. Confortables, un peu souples et bien aérées, elles conviennent bien à la mi-saison lorsqu’il fait bon et pas encore trop chaud. La semelle résiste étonnamment bien considérant la souplesse de sa matière.

Puis j’ai acheté une première paire de NorthWave Outcross 2, pour une météo moins clémente mais pas encore trop froide. Elles sont fermées par trois sangles velcros. Plutôt étroites, elles requièrent une pointure supérieure. La très bonne semelle est également fournie par Michelin et convient parfaitement à mon usage. Assez résistantes à la pluie mais pas totalement, et pas si chaudes que ça lorsque la température baisse, elles sont très bien pour la mi-saison.

C’est pour cela que j’ai ajouté plus tard des NorthWave Outcross Plus GTX, qui sont quasiment les mêmes mais complétées d’une couche GoreTex, qui résistent encore mieux à la pluie et sont un peu plus chaudes.
Celles-ci sont fermées par deux sangles et un système à cordon et molette concurrent du Boa qu’on trouve chez Shimano, mais un peu moins ergonomique : elles ont un petit levier pour relâcher le cordon, levier qui peut parfois s’accrocher et donc le cordon parfois se desserre.
Elles constituent un bon intermédiaire entre les Outcross et les MW7 et je les mets une bonne partie de l’hiver jusqu’au début du printemps, c’est vraiment ma paire favorite pour ces périodes.

Enfin pour l’été lorsque la canicule s’installe, des chaussures couvertes deviennent vraiment pénibles, j’ai donc fini par craquer pour des sandales SPD. Après quelques recherches, je me suis aperçu que c’est un marché de niche avec très peu de modèles proposés et parmi ceux découverts sur internet, peu sont encore disponibles. Les seules qu’on trouve facilement sont les Shimano SH-SD500. Elles ressemblent à des sandales de randonnée, très larges autour du pied pour protéger notamment les orteils, avec des sangles plastiques doublées néoprène assez confortables. La semelle intérieure est en plastique et malheureusement n’absorbe pas la transpiration comme le ferait une semelle en cuir, je me retrouve vite avec le pied en nage, sensation peu agréable, et c’est là son principal défaut.
La semelle dessous a une bonne surface d’appui comparable à mes autres chaussures, rien à redire là-dessus.
En tout cas je fais des jaloux parmi mes collègues qui n’osent pourtant pas sauter le pas à cause de leurs préjugés esthétiques sur les sandales ; comme ils ont tort !

Une dernière réflexion : lorsqu’il arrive qu’il pleuve très fort et toute la journée, il est alors nécessaire de pouvoir se changer entièrement lors de la pause déjeuner et pouvoir redémarrer avec des vêtements secs, ce qui, idéalement, inclue les chaussures.

C’est dans cette optique que je me suis commandé cet hiver une seconde paire d’Outcross Plus GTX, un nouveau modèle entièrement serré par laçage à molette.
Je n’ai pas eu de chance, cette paire souffrait d’une mauvaise fabrication, certains crochets en plastique du laçage étaient mal cousus et l’un d’entre eux s’est déchiré au bout de quinze jours !
Je les ai retournées mais le revendeur n’en avait plus en stock. Je vais donc devoir attendre l’hiver prochain pour me racheter une paire, en espérant que la mauvaise qualité de fabrication ne fut qu’un accident ponctuel et pas une baisse globale de qualité chez NorthWave.

Erreur de casting

Ma jante ZTR Crest achetée il y a même pas un an et après à la louche 4000 bornes, est morte : paroi interne fendue longitudinalement au centre sur une bonne portion.

Je m’en suis rendu compte en changeant mon pneu qui, je croyais, avait une crevaison lente.

Mauvaise qualité ? Tension trop forte du rayonnage (j’écarte le trop faible car mon rayonnage était plutôt très tendu) ? Pression trop forte (généralement je gonfle à 3~3,5 bars) ? Un peu de tout ça ? Mystère…
Ma précédente jante était décédée de la même manière, mais après 7~8 ans et 18 500 km.

Du coup je ne vais même pas monter la seconde Crest que j’avais achetée comme jante de remplacement — je la revendrai à qui voudra —, je me suis commandé chez Ginkgo une jante AlexRims MD25 qui, je l’espère, devrait mieux résister.

Supersonique

J’avais une petite course à faire, récupérer une courroie neuve dégotée sur LBC à… Juvisy-sur-Orge.
Vent de face à l’aller, dans le dos au retour, 20,45 km/h de moyenne sur l’ensemble, pas mal.

Jante avant

Reçu de chez Ginkgo ma jante 20 pouces Kinlin TL21 tubeless ready et un Schwalbe G One Speed Evo pour compléter mon Bullitt en tubeless.
Elle a le bon goût d’avoir le même ERD que ma précédente jante, ainsi je peux réutiliser mes rayons.

Il y a un ou deux weekends, je m’attèle au montage de la jante, ce n’est pas ma première, je commence à avoir le truc, ça me prend tout de même un après-midi et une soirée pour obtenir un rayonnage correct, tendu, homogène et sans voile ni saut (validé par le mécano de mon taf).

Je monte le Schwalbe G One Speed 40-406 ainsi que le fond de jante tubeless Tune, avec une chambre, et roule comme ça une bonne semaine histoire de le mettre en condition, vérifier le rayonnage et tout.

J’avais emporté au taf ce qu’il fallait dans le Bullitt et en fin d’après-midi, finissant un peu tôt, je décidais de passer à l’acte :
• dépose de la roue avant, dégonflage, sortie d’un flanc du pneu et retrait de la chambre à air
• montage de la valve tubeless
• gonflage au max du réservoir de ma Joe Blow Booster (11 bars)
• secouage du bidon de Stan’s Race et versement d’une bonne lampée dans le pneu
• remontage du flanc du pneu, l’autre flanc n’est pas collé contre la paroi de jante
• connexion de la pompe, ouverture de la vanne
• le pneu se gonfle impeccablement, aucune fuite d’air, à peine quelques goûtes de préventif sur le flanc, peut-être arrivées là au moment du versement et remontage du pneu, par contre aucun claquement audible du pneu.
• contrôle de la pression du pneu : on est tout de même directement à 5 bars, alors qu’avec le gros 54-559 arrière, j’obtiens à peine la moitié (normal me direz-vous, et vous avez raison).

Je suis rentré ce soir sans souci, ça tape un peu avec les 5 bars (quasi la pression max du pneu), je verrai demain matin si ça a bougé.
Par la suite je tournerai sans doute plutôt vers les 3~4 bars max.

Quant à la roue arrière, ça tient toujours tellement bien que je ne me souviens plus quand j’ai du remettre un peu de pression.