Go west ! la veille

Cette année pour mon petit voyage solitaire à Bullitt, direction la côte normande

Après quelques enseignements tirés de mon premier périple l’été dernier, je me suis délesté de mes désirs photographiques pour partir simplement, rouler et regarder, avec mon seul smartphone pour immortaliser des moments notables et lieux plaisants, un bagage un peu peaufiné, et un programme sur 6 jours assez ambitieux pour moi : réussir les 180 km de Paris-Dieppe d’une traite dans la journée, une distance très supérieure à mon précédent record (125 km), puis effectuer de petites étapes le long de la côte d’Albâtre jusqu’à Honfleur, repartir à Rouen et rentrer à Paris, soit un total dépassant les 600 km.

Petit tour du barda

Le couchage

  • un duvet
  • un matelas à mousse auto-gonflante
  • la nouveauté c’est la tente Decathlon Forclaz MT900 que je trouve plutôt bien conçue, facile à monter comme à démonter et pratique à l’usage (amusant : la forme de la tente sans son double-toit me rappelle la carrosserie de la Messerschmitt, une voiture biplace des années ’50 ressemblant à un cockpit d’avion de chasse !). Bien aérée grâce à sa large surface de moustiquaire sur tout le tour de la tente.

L’hydratation et l’alimentation

  • deux gourdes 75 cl Laken isothermes en alu à paille intégrée qui m’assurent une eau toujours fraiche,
  • un bidon souple 3 l que je n’aime pas trop car il donne un mauvais goût de plastique à l’eau, mais je n’ai pas encore trouvé d’alternative plus satisfaisante.
  • un sac isotherme type Picard pour y conserver mes fruits et le bidon d’eau.
  • un gobelet pliant.

Un temps j’ai envisagé d’emporter à la place du bidon une grosse poche à eau de 10 l dotée d’un robinet (Decathlon), mais là encore le plastique donne un goût à l’eau, et la météo étant encore douce, j’ai estimé que c’était un volume superfétatoire et surtout une masse tout à fait dispensable.

Toujours pas de quoi cuisiner : je reste abonné pour la route aux barres de céréales, bananes, clémentines, pattes de fruits dont j’emporte un certain stock… et pour le soir aux restos pas chers style pizza qui font quand même bien plaisir après une rude journée de pédalage.

La garde-robe

  • deux cuissards en alternance,
  • un tshirt par jour,
  • un short, un pantalon d’été en lin et deux caleçons pour l’après roulage,
  • un gilet en polaire qui me servira aussi d’oreiller,
  • un chapeau en toile style bob à bord un peu plus large au cas où il ferait très soleil,
  • ma fidèle cape de pluie au cas où il pleuvrait,
  • une paire de chaussettes au cas où il ferait froid,
  • mes sandales Shimano SPD que je porte tous les étés depuis 3 ans.

Mes lunettes de vue foncent au soleil, m’évitant la nécessité d’une seconde paire solaire.

L’hygiène

  • la trousse de toilette : brosse à dents, dentifrice, savon, shampoing, déo, pommade pour les fesses, Doliprane pour d’éventuelles douleurs ou migraines, brosse à cheveux, crème solaire indice 50,
  • une serviette de bain compacte en polaire fine,
  • l’indispensable rouleau de papier toilette et quelques paquets de mouchoirs en papier.

L’électronique

  • GPS Garmin Edge Explore 1000 avec des traces .gpx des différents trajets trouvées sur le site OpenRunner,
  • iPhone SE,
  • grosse batterie USB 20 A,
  • enceinte JBL Flip, pour écouter un peu de musique le soir avant de dormir, avec une playlist de musique classique et baroque plutôt calme, piano, flute, hautbois, basson, violon, violoncelle…
  • chargeur USB et câbles nécessaires à ces appareils.

La mécanique

  • la trousse habituelle avec mon outil multi embouts Victorinox, ma mini clé dynamométrique à embouts Effetto Mariposa, 2 démonte-pneu, clés plates avec embouts pour les écrous antivol, clé à rayon, dévisse obus de valve…
  • le kit de rustines ainsi que deux chambres à air (une 20″ et une 26″),
  • la pompe Lezyne CNC Travel Drive : c’est une pompe sur pied de la taille d’une pompe normale, plus efficace qu’une mini-pompe donc mais qui serait trop encombrante sur un vélo standard, ce qui ne pose pas de souci sur un cargo. En outre c’est un bel objet !
  • La sécurité du cargo reste assurée par son antivol de cadre Axa Defender RL et sa chaine-lasso d’1m40.

Tout cela est stocké dans mon bac à ciment en plastique de 90 l couvert d’une housse anti-pluie de sac-à-dos Forclaz, une sacoche de cadre, mes deux sacoches maison à l’arrière de la plateforme et les deux porte-gourde qui équipent habituellement mon Bullitt.

Bien entendu le vélo est propre, le moyeu à vitesses vidangé, les freins nettoyés et contrôlés (le frein avant a eu besoin d’une petite purge) et j’ai enlevé les garde-boue car la météo est annoncée plutôt sèche.
Je n’ai pas changé mes pneus slicks car l’essentiel de mon programme se passe sur voie goudronnée : Schwalbe G One Speed 40-406 à l’avant et Kojak 50-559 à l’arrière.
Le G One, un peu usagé, était en tubeless mais avait ces derniers temps du mal à tenir une pression supérieure à 2 bars, du coup je lui ai remis une chambre à air. Mes deux pneus sont gonflés à 4 bars.

Pour limiter la fatigue et les douleurs aux poignets avec mon cintre droit, j’ai monté des prolongateurs (que j’ai plutôt envie d’appeler des accoudoirs !).
J’ai du fabriquer des réducteurs de diamètre pour les faire tenir et surtout les faire converger vers l’avant car j’ai des soucis de capsulite à l’épaule gauche et je ne peux pas tenir mes avant-bras resserrés parallèles comme on le fait habituellement avec des prolongateurs. Le besoin ici est moins l’aérodynamique que le confort.

Enfin j’ai échangé la selle avec celle de mon pliant, ce sont toutes les deux des Berthoud Galibier en cuir mais celle du Bullitt est davantage creusée. J’y ai gagné un meilleur confort avec des appuis davantage sur les ischions pour soulager le reste de mon anatomie.

L’ensemble vélo et barda doit faire dans les 40 kg, ça reste digeste.

Me voilà prêt à partir ! Suite au prochain épisode…

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