Django Reinhardt : Coucou

Voici le printemps, insufflant l’envie d’être dehors à pédaler, synthétiser la vitamine D comme les plantes la chlorophylle, et aimer !

Coucou, les rosiers fleurissent
Coucou, les rameaux verdissent
Coucou, voici le printemps
Coucou, le beau soleil brille
Coucou, et les yeux des filles
Coucou, en font tout autant
Que faites-vous, que faites-vous encore à sommeiller
Éveillez-vous, éveillez-vous, le monde est transformé
Coucou, ouvrez-moi bien vite
Coucou, mon cœur vous invite
Coucou, il faut nous aimer
Cadillac Cadillac
Coucou bonjour mon amour
Cadilla dilla dilla
Cadillac Cadillac
Coucou, en font tout autant
Que faites-vous, que faites-vous encore à sommeiller
Éveillez-vous, éveillez-vous, le monde est transformé
Coucou, ouvrez-moi bien vite
Coucou, mon cœur vous invite
Coucou, il faut nous aimer

Depuis 1940, la voix émoustillante de Josette Daydé et la guitare joyeuse de Django Reinhardt (avec le Quintette du Hot Club de France) célèbrent élégamment la simplicité de cet état d’esprit.

Sentez-vous cette petite brise ?

Vive la neige !

Enfin un jour d’hiver qui ressemble à un jour d’hiver !

Comme chantait Joe Dassin : Dans Paris à vélo, on dépasse les autos… Et plus encore aujourd’hui car fidèles à leur habitude, à la moindre précipitation les automobilistes ne savent plus (se) conduire et nous offrent le spectacle navrant de leur impuissance dans un chaos tout au ralenti, sans même pouvoir apprécier le plaisir enfantin que procurent ces blancs flocons.

Pendant ce temps, les gamins sortis d’école crient de joie en s’envoyant des boules de neige tandis que je file sans souci faire quelques achats dans le quartier, l’humeur joviale.
Pack de lait, d’eau et le reste des courses à l’abri dans la cabine… le Bullitt est parfait.

En passant le boucher me demande en rigolant si j’ai le chauffage, je lui répond « bien entendu, musculaire ! »

TSF : Mon vélo


Mon vélo
Quand j’te vois j’me dit
Qu’t’es vraiment le plus beau
La rondeur de tes pneus, ton guidon,
Le cuir de ta selle,
Tes chromes d’argent
Me donnent le frisson

Mon vélo
Pédalant dans la douceur
Du p’tit matin
Dans la sueur
La graisse et le goudron
Nos corps s’unissant
Cherchent le plaisir
Des sens interdits

Quand je sens gémir sous mon effort
Ton dérailleur, se tendre ta chaine
Je comprend soudain pourquoi J’n’ai pas
Ach’té une motocyclette

Mon vélo
Ma bécane ma bicyclette ma petite reine
Si tu ne veux pas me faire de peine
Viens donc t’balader
Nous irons voir passer
L’Tour de France

Sur l’air de Misty, le standard jazz d’Erroll Garner : Mon vélo, par TSF en 1987, dont j’écoute toujours les albums avec le plus grand plaisir.

Bonne année à tous ceux qui ont un ptit vélo dans la tête !

Le vélo dans l’œil de Steve McCurry

Je tiens Steve McCurry en haute estime pour son regard et son sens de la couleur (sublimée par l’intensité du fameux film Kodachrome dont il a utilisé un des — si ce n’est le — dernier rouleau produit par Kodak, en témoigne ce documentaire du National Geographic).

Son blog propose une bien belle série de photos sur le vélo, agrémentée de citations sur la grandeur et l’humanisme de ce moyen de locomotion, par exemple :

« Whenever I see an adult on a bicycle, I have hope for the human race. »
H.G. Wells

Apis mellifera

Aujourd’hui c’est la récolte du miel des ruches sur notre toit

Deux amis apiculteurs amateurs s’occupent de deux ruches qui étaient sur le toit de la gare Saint-Lazare et allaient être détruites cet automne lors de travaux. Nous leur avons alors proposé de les installer sur la terrasse inutilisée de notre toit. En mauvaise forme à leur arrivée, il a fallu leur donner du sucre pour tenir l’hiver, et elles ont passé le printemps à se refaire une santé et augmenter leur population.

Ce matin ces amis sont venus effectuer une première récolte, et devaient rapporter les cadres de rayons de miel chez un autre ami apiculteur à Montrouge pour l’extraction. La récolte est petite, peut-être 6~8 kg de miel.

Pas très pratique, le métro, pour emporter la caisse de cadres. J’ai donc proposé de la transporter en Bullitt, ce qui m’a pris une demie heure, largement moins que les transports en commun.

Un vélo, un carnet, un stylo

Après des années d’abstinence, je me remets timidement au croquis, publiant une série au lien ténu avec le vélo : lors de mes déambulations en Bullitt, je m’arrête et m’installe sur le siège passager le temps d’une esquisse.

Le registre est plutôt paysager, urbain, architectural, mais pas que : du moment que ça retient mon regard…

J’utilise un carnet 14 x 21 cm de papier vergé ivoire et un stylo-plume Waterman en ébonite des années 20, dont la plume en or très flexible permet l’écriture en pleins et déliés habituelle à l’époque, et une belle modulation du trait en dessin. Je varie également de couleur d’encre.

C’est un exercice pour l’œil et la main, une remise en selle, les débuts sont laborieux mais j’espère retrouver de l’aisance et le plus important : le plaisir !

Voilà, c’est sur tumblr que ça se passe

Fierté !

Après l’école et le parc, une fois rentrés à la maison, tout d’un coup Raph demande à ce qu’on remette les pédales de son vélo…

Ce petit vélo 14 pouces Decathlon orange qu’il trouvait trop lourd, je lui avais ôté pédalier, chaine et carter pour qu’il l’utilise comme une draisienne et s’habitue au poids de l’engin alors qu’il maitrise l’équilibre sur sa Puky depuis l’âge de deux ans et demi.

Je ne me suis bien sûr pas fait prier et ai aussitôt sorti les outils et les pièces. Quelques minutes plus tard, le petit gars enfourche la bécane et c’est parti !

Quelques minutes plus tard, nous enchainons un tour dans le quartier

Plus rien ne va pouvoir l’arrêter !

Mon tout premier vélo cargo

J’ai retrouvé une photo avec mon tout premier vélo-cargo !

Il s’agit d’un triporteur, et bien évidemment il était rouge ! La datation au carbone 14 indique un millésime ’73, ce qui ne nous rajeunit pas… Mais on y devine bien le signe avant-coureur d’une vocation qui aura mis 38 ans à se concrétiser… Dans la vie, il faut savoir prendre son temps et laisser mûrir les idées.

Et un sommier, un !

Après le matelas, en toute logique il me fallait un petit sommier d’occase pas cher.
La tête du vendeur quand je lui ai dit que j’étais en vélo ! Mais une fois qu’il a vu le sommier sanglé sur le plateau, il a tenu à en prendre une photo.

La vue depuis le poste de pilotage reste assez impressionnante…

Ikeavélo

Ou comment ajouter a spoonful of sugar à une corvée pour la transformer en moment de plaisir…

Ikea, si on achète du gros mobilier, il faut généralement louer une camionnette ou se faire livrer, le reste du temps, y aller en voiture malgré les aléas de la circulation est généralement… une perte de temps. Dans les meilleures conditions on met vingt cinq minutes pour faire Gambetta > Ikea Villiers-sur-Marne, mais cette durée peut facilement doubler ou tripler en cas d’embouteillage…

À vélo on sait combien de temps on va mettre (quinze kilomètres en environ quarante cinq minutes), il n’y a pas de mauvaise surprise, ça devient une simple balade de deux heures qui met en joie et en forme, surtout en ce mois de mai enfin ensoleillé !

Tout n’est pas parfait : je n’ai pas vu de stationnement dédié au vélo — au moins on peut s’attacher juste devant la porte à n’importe quel point fixe plutôt qu’à l’autre bout du parking —, et la barrière automatique de la sortie  est équipée d’un détecteur dans le sol, qui ne détecte évidemment pas les vélos ! Heureusement le Bullitt passe tout juste dessous.